Paulo Coelho saved me (enfin concrètement, c’est surtout mes parents...)
Je n’aurais pas pu lire ce bouquin (L’Alchimiste) à un meilleur moment de ma vie. C’est exactement le livre qu’il me fallait lire à ce moment présent. J’avais commencé à corner les pages dans lesquelles des phrases me touchaient, mais je me suis aperçue que je pliais pratiquement une page sur deux...Quelques unes de mes citations préférées. Lisez ce livre, un chef-d’oeuvre ! Il m’a redonné confiance, et le courage de m'accrocher. Merci Paulo Coelho ! (Mais merci aussi pour vos mails d'encouragement...)
« Peut-importe dit-il, parlant à ses brebis. Moi aussi je connais d’autres filles dans d’autres villes ».
Mais dans le fond de son coeur, il savait que c’était loin d’être sans importance. Et que les bergers, comme les marins, ou les commis voyageurs, connaissent toujours une ville où existe quelqu’un capable de leur faire oublier le plaisir de courir le monde en toute liberté ».
« Des hommes venus du monde entier sont déjà passés par ce village, mon fils. Ils viennent ici chercher des choses nouvelles, mais ils restent toujours les mêmes hommes. Ils vont jusqu'à la colline pour visiter le château, et trouvent que le passé valait mieux que le présent. Ils ont les cheveux clairs, ou le teint foncé, mais sont semblables au hommes de notre village ».
« C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante ».
« Le problème, c’est qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils parcourent de nouveaux chemins tous les jours. Ils ne s’aperçoivent pas que les pâturages ont changé, que les saisons sont différentes. Car ils n’ont d’autre préoccupation que la nourriture et l’eau ».
« Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa Légende Personnelle. A cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible, et l’on a pas peur de rêver et de souhaiter tout ce qu’on aimerait faire de sa vie. Cependant, à mesure que le temps s’écoule, une force mystérieuse commence à essayer de prouver qu’il est impossible de réaliser sa Légende Personnelle (...). Ce sont des forces qui semblent mauvaises, mais qui en réalité t’apprennent comment réaliser ta Légende Personnelle. Ce sont elles qui préparent ton esprit et ta volonté, car il y a une grande vérité en ce monde : qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c’est que ce désir est né dans l’Ame de l’Univers. C’est ta mission sur la Terre (...). Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes (...). Et quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir ».
« Le jeune homme se prit à envier la liberté du vent, et comprit qu’il pouvait être comme lui. Rien ne l’en empêchait, sinon lui-même ».
« Et pourtant, maintenant que le soleil se couchait, il se trouvait dans un pays différent, étranger sur une terre étrangère, où il ne pouvait pas même comprendre la langue que les gens parlaient. Il n’était plus berger, et n’avait plus rien à lui, pas même l’argent nécessaire pour revenir sur ses pas et tout recommencer. « Tout cela entre le lever et le coucher du soleil » se dit-il. Et il s’apitoya sur lui-même, en pensant que, parfois, les choses changent, dans la vie, en l’espace d’un simple cri, avant même qu’on ait le temps de s’habituer à ces choses. Il avait honte de pleurer. Jamais il n’avait pleuré devant ses propres brebis. Mais la place du marché était vide, et il était loin de sa patrie. Il pleura. Il pleura parce que Dieu était injuste et qu’Il récompensait de cette façon les gens qui croyaient à leurs propres rêves ».
« Il y eut alors un intervalle de silence tel que la ville parut soudain s’être endormie. Il n’y avait plus de bazars, c’en était fini des discussions entre marchands, des hommes qui montaient dans les minarets et qui chantaient, des belles épées à la poignée tout incrustée. Fini de l’espérance et de l’aventure, des vieux rois et des Légendes Personnelles. Plus de trésor, plus de pyramides. C’était comme si le monde tout entier était devenu muet parce que l’âme du jeune garçon faisait silence. Il n’y avait ni douleur, ni souffrance, ni déception : simplement un regard vide qui traversait la petite porte du bar, et une immense envie de mourir, de tout voir finir pour toujours à cette minute même ».
« Je ne connais personne ici qui veuille traverser le désert simplement pour aller voir les pyramides, dit le Marchand. Ce n’est qu’un tas de cailloux. Tu peux aussi bien te construire une pyramide dans ton jardin.
- Vous n’avez jamais fait de rêves de voyage », dit le jeune homme ».
« Personne ne doit avoir peur de l’inconnu, parce que tout homme est capable de conquérir ce qu’il veut et qui lui est nécessaire ».
« Il essayait de vivre ce moment avec les leçons de son passé et les rêves de son futur ».
« Plus il se rapprochait de son rêve, plus les choses devenaient difficiles. Ce que le vieux roi avait appelé la chance du débutant ne se manifestait plus. C’était maintenant, il le savait, l’épreuve de l’obstination et du courage pour qui est à la recherche de la Légende Personnelle. Aussi ne devait-il pas se précipiter, se montrer impatient. Autrement, il risquerait de ne pas voir les signes que Dieu avait mis sur sa route (...). Comme l’a dit le Chamelier, mange quand c’est l’heure de manger. Et quand c’est l’heure de marcher, marche ».
« Les hommes rêvent du retour plus que du départ ».
« Il est normal d’avoir peur d’échanger contre un rêve tout ce que l’on a déjà réussi à obtenir ».
« Avant de réaliser un rêve, l'Ame du Monde veut toujours évaluer tout ce qui a été appris durant le parcours. Si elle agit ainsi, ce n'est pas par méchanceté à notre égard, c'est pour que nous puissions, en même temps que notre rêve, conquérir également les leçons que nous apprenons en allant vers lui. Et c'est le moment où la plupart des gens renoncent. C'est ce que nous appelons, dans le langage du désert : mourir de soif quand les palmiers de l'oasis sont déjà en vue à l'horizon. Une quête commence toujours
par la Chance du Débutant et s'achève toujours par l'Epreuve du Conquérant ».
« Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible : c’est la peur d’échouer ».
Je me suis donc remuée le cul. C’est l’Epreuve du Conquérant, n’est-ce pas ? J’ai vu et essayé deux voitures de particuliers, mais y’avait toujours un truc qui clochait. Finalement j’en ai eu ras-de-cul, j’ai pris le train pour aller chez un marchand de voitures d’occas’, en dehors de la ville. Il devait y en avoir de plus près, mais lui avait mis une annonce sur internet. Bref, j’ai pris le train vers les Blues Mountains, au moins, j’ai respiré un autre air que celui de Sydney, qui m’étouffe depuis 2 semaines. Le gars est venu me chercher à la gare et m’a trouvé une voiture pour 1500 dollars. C’est un peu plus cher qu’en passant par un particulier, mais les formalités administratives sont nettement moins compliquées. Bon, c’est une bleue. J’espère que ça ira quand même (hein, Ade ?!). J’aurais donc la voiture demain ou après-demain. En attendant, j’ai passé une annonce sur gumtree pour voir si des gens voulaient m’accompagner pour ma première étape (les Blue Mountains) et j’embarque donc avec moi deux Français (rrrrrohhh, aller à l’autre bout du monde et rencontrer des Français...).
Je me suis aussi mise à la recherche de jobs, pour essayer de faire remonter les finances après ces mésaventures. Certaines annonces étant assez drôles, je me suis dit que j’allais partager :
- « recherche escaladeur d’arbres. Au minimum deux ans d’expérience dans l’arboriculture ». Non mais sérieux. Ils recherchent un gars dont c’est le métier d’escalader des arbres.
- « Recherche personnes expérimentées pour ceuillir des prunes ». Euh...quand j’étais petite, je ramassais des prunes dans mon jardin avec mes parents...ça compte ?
Tiens, sinon hier soir, c’était mon premier barbecue en Australie ! Et j’ai goûté...du kangourou ! Bon, c’est dommage pour ces « petites » bêtes que ce soit si bon... !