Albany
Avant de quitter Esperance, on repasse par le garage pour acheter un pneu. Troisième viste au garage depuis que mes parents sont arrivés. Sympa les vacances.
Une journée de route, en zone désertique, puis on arrive à un campement gratuit, mais un bien cette fois ! Des campements comme celui-là, on en trouve un toutes les deux semaines, mais ça vous fait oublier tous les autres campements pourris, les aires de repos sur le bord de la route, etc... Au bout d’une piste. Perdu au milieu des arbres, et sur le bord d’une rivière. Des pélicans. Et...des mouches. Le monde n’est pas parfait, que voulez-vous. On mange, riz et thon encore, mais sans mouche cette fois... Puis, je lis dans la voiture. Je suis à fond dans mon livre (la suite de 4 filles et 1 jean, que je lisais ado), résultat, je finis le bouquin, il est 22h, et dehors, il fait tellement noir, que j’ai l’impression d’être dans une cave. Je ne vois pas la lune, ni d’étoiles, ni rien. RIEN. Et là, tout d’un coup, je fais moins la maligne. Ma tente est à 50 mètres de ma voiture. J’irais bien aux toilettes, mais non, trop loin. C’est dans ces moments-là que je regrette d’avoir vu tous les films d’horreur que j’ai vus dans ma vie. Je m’arme de courage, sors de la voiture, referme celle-ci à clé et coure dans ma tente. C’est bon, y’a rien ni personne dans ma tente (réfère sixième sens, où le gamin s’enferme dans sa tente avant de se rendre compte qu’en fait, il y a un fantôme à L’INTERIEUR de sa tente). Je suis saine et sauve.
Le lendemain, on va en ville. Je fais réparer ma guitare, que je n’arrive plus à réaccorder, même avec mon accordeur. La raison : le bidule qui soutient les cordes a fondu, et les cordes se sont incrustées dedans. Le gars n’avait jamais vu ça de sa vie et m’a demandé ce que j’avais fait subir à cette guitare. Ben rien...elle a juste voyagé sur la plage arrière de ma voiture pendant 4 mois. Ouioui, en plein soleil. Le gars me la répare pour...euh...alez 35 dollars, tiens ! (Il me la répare, puis au moment de payer, me lance un prix au hasard, genre pif paf pouf, allez 35 tiens !). Mes parents m’achètent une glacière. Le luxe. Au moins, je pourrai manger des oeufs autrement que durs... On repasse au garage pour faire vérifier un pneu qui s’use très vite, et on cherche un garage pour réparer un éclat sur le pare-brise (quatrième et cinquième visites chez le garage pour mes parents). Puis plage. Bon, c’est pas Esperance mais c’est pas mal quand même. Et bon point, y’a pas de mouches. Forcément, à commencer par les plus belles plages d’Australie, on ne peut qu’être blasé après. Ah...l’eau n’est pas assez turquoise ! ;p
On trouve finalement la motivation pour aller voir les quelques points de vue du parc. Un trou dans la roche par lequel l’océan souffle de l’eau. Impressionnant. T’as pas intérêt à te retrouver à cet endroit au moment où l’eau souffle, sinon tu voles en l’air. Retour dans le camp de rêve pour une seconde nuit. Cette fois, je vais lire directement dans ma tente...