Aller à Phillip Island pendant le Grand Prix de moto...sans aller voir le Grand Prix.
C’était pas voulu du tout...mais nous avons atteri sur Phillip Island lors du week end du Grand Prix de Moto. Bon, moi j’en avais jamais entendu parler de ma vie, mais apparement c’est un truc connu dans le monde entier (ah bon ?!). Plus de 40 000 personnes sur l’île. Ca fait une semaine qu’on se fait doubler sur la route par des motards qui s’y rendent.
On a donc commencé la visite de l’île par la visite de la première ferme implantée sur l’île dans les années je ne sais plus combien. Le principal truc à retenir, c’est que j’ai traie une vache. On a quand même attendu 1h pour le faire, il faut le préciser. J’y tenais pour pouvoir avoir la photo le prouvant, et ainsi pouvoir la joindre en fichier joint dans mes candidatures pour travailler dans les fermes ! haha ! Des références ? Mais bien sûr : j’ai traie une vache sur Phillip Island pendant 5 minutes. Ca compte quand même !
Nous sommes ensuite allés au parc à koalas. Je pensais qu’on en verrait partout...On a du en voir... 5. Certes. Un parc à koalas, on paie le pass pour les 3 parcs 40 dollars, et on voit 5 koalas. Etant donné le peu d’animaux que nous avons pu observer, je me suis mise à lire tous les panneaux. Je peux donc maintenant écrire une thèse sur les koalas, ou plutôt sur l’art d’arnaquer les touristes. Ma problématique serait : En quoi la construction d’un parc à koalas pour touriste permet-elle de faire vivre dans le luxe plusieurs générations d’une seule famille ? Tiens sinon Rubis, pour les kangourous, je sais pas, mais la gestation d’un koalas, c’est 35 jours ! Sérieux ! (Mais après le koala finit de se construire dans la poche).
Petit arrêt dans un magasin de surf où nous avons pu faire une photo sur une fausse vague (c’est peut-être la seule photo de surf que j’aurais jamais...). Bon, la position, c’est pas encore ça, mais c’est parce que c’est pas sur de la vraie eau. Je sens qu’en contexte réel, j’y arriverai mieux (mais oui Manon, on y croit tous).
On profite d’une éclaircie pour faire la deuxième rando de la journée. Putain mais en rentrant en France, je serais comme les petits vieux, il me faudra ma balade de la journée ! On rencontre un petit vieux à qui je glisse qu’on cherche du boulot. Enfin, je le dis à tout le monde en fait. Je suis à deux doigts de me balader avec une pancarte « Looking for a job ! » autour du cou. Au retour de la balade, le vieux nous fait signe de loin, il nous tend un papier avec un numéro de téléphone, un gars qui dirige un hôtel et cherche parfois des gens. Avec l’heure de la messe de lendemain et le nom de l’Eglise. Le gars y sera nous assure le petit vieux. Oui. Bon. Finalement, après une petite allusion discrète (enfin pas vraiment) sur le nombre de jours sans douche, le gars nous propose de venir prendre une douche chez sa mère, 92 ans. Vous êtes mes sauveurs du jour, je leur dis en sortant de la douche. J’aurais mieux fait de m’abstenir : Ils commencent à me parler de Dieu et m’offrent même un petit livre avec des extraits de la Bible. Cool, je la lirai ce soir avant de dormir dans la voiture.
Le lendemain, on se met donc en route pour... la messe. Sérieux. Qu’est-ce qu’on ferait pas pour avoir un job ! On arrive à 10h09, à cause des bouchons pour la course. On se dit que ça va pas trop le faire de débouler en plein milieu de la messe, du coup on fait un petit tour dans une sorte de dépôt-vente / Emmaeus avec...des planches de surf !!!! Puis on retourne à l’Eglise, on attend la fin du service, on entre dans l’Eglise, et... le petit vieux qui nous a dit de venir pour nous présenter le gars n’est pas là. Là on est vert. Je dépose Kévin au Grand Prix, il n’a pas de ticket, mais il espère pouvoir faire le tour du parcours à pied et tenter d’apercevoir quelque chose... Très peu pour moi...je vais faire...bah... une rando, allez. Là c’est énorme, pendant la rando, outre un porc-épic et deux kangourous, je ne croise QUE des meufs toutes seules, donc le mec est à la course. Je fais les 5,6 km de la balade avec une meuf de nouvelle-Zélande qui a fait le trajet avec son mec rien que pour ça, qui est allée à la course la veille, « mais pas 2 jours en suivant, non faut pas abuser ! En plus ils ne regardent même pas la course, ils ne font que boire des bières ! ». Haha, je l’aime bien cette fille !
Le soleil arrive enfin, après une semaine merdique, je peux enfin me poser sur la plage pour un peu de bronzette – lecture – guitare ! Je vais jusqu’à la chocolaterie en ne pensant que faire un tour dans le magasin. On me fait goûter du chocolat. Je vois des images du musée. Je lis dans mon guide que la chocolaterie est à l’image de celle de Willy Wonka. Il m’en fallait moins pour craquer, je paie mon billet d’entrée et j’y vais ! Des tableaux en chocolats ! Des sculptures en chocolat ! Un cube d’une tonne de chocolat ! Des jeux avec du chocolat ! Une machine pour fabriquer son propre chocolat ! Bref, si y’avait pas une foule de gamins hurleurs en train de squatter les trucs rigolos, ce serait le rêve éveillé.
Je retourne chercher Kévin. Finalement, il a pu entrer (bon en déboursant la modique somme de 93 euros tout de même) et est donc euphorique. On s’en va à la parade des pingouins, deuxième raison de la célébrité de cette île. On y arrive, on voit des panneaux partout « interdiction de prendre des photos ». La grosse blague. Tu paies 40 dollars, et tu peux pas prendre de photos. Les Japonais doivent avoir une attaque en voyant le panneau.
Nous avons donc attendu 1h assis comme des cons sur les gradins installés directement sur la plage que les pingouins veulent bien sortir de l’eau et aller dans les dunes. Il caillait à mooooort, les gens avaient bonnet, écharpes, couvertures, etc. Nous non, bien sûr. Des Japonais ont craqué, ils ont passé la barrière de sécurité pour aller SUR la plage prendre des photos des pingouins (qui n’étaient même pas encore là). Il faut avouer que c’était assez drôle de voir le gardien prendre le Jap par la peau du dos et le ramener derrière la barrière. Bon les photos sont interdites, mais ils ont quand même mis des gradins sur la plage, des projecteurs qui éclairent la plage (puisque les pingouins arrivent après le coucher de soleil), et y’a même un présentateur avec un micro qui fait un petit discours sur la plage 5 minutes avant que les pingouins sortent de l’eau, moi je veux bien, mais on était plus à ça près, si ? Bref. Si ça tombe, sous l’eau c’est le même délire, des pingouins touristes viennent voir le phénomène incroyable d’une bande d’humains qui tous les soirs viennent sur la plage, une espèce étrange, immobile mais bruyante, qui grelotte et tient entre les mains d’étranges appareils en tentant de les cacher. Je sais je délire. Tiens sinon encore une fois, je m’attendais à voir sortir une centaine de pingouins de l’eau en même temps, genre la sortie de l’eau des pirates-zombies dans Pirates des Caraibes. Que nenni. Ils sont sortis par famille d’une dizaine de petits pingouins. Mignons.
