Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bref, je ne suis plus l’heureuse propriétaire d’une Toyota Corolla.

Publié le

Bref, je ne suis plus l’heureuse propriétaire d’une Toyota Corolla.

Comme il devait être bon de vivre au Moyen-Age ! On avait une charette, un cheval, et à partir du moment où on savait diriger le cheval, y’avait pas besoin de permis de conduire, ni de faire enregistrer la charette et le cheval au bureau des routes du Royaume, ni pour cela d’avoir un coupon du maréchal ferrant attestant que le cheval était aux normes, et que la charette aussi. Ni de faire assurer le cheval et la charette en cas d’accident. « Avec la compagnie des assureurs le fou du roi, l'assurance au tiers est a 40 sacs de patates par an, et l'assurance multi-risques a 150 sacs de patates par an ! ». Non, quand on avait un accident, et ben on fabriquait une autre charette, point. Maintenant, pour fabriquer une voiture...

Bon. J’avais jamais eu d’accident de voiture (enfin pas vraiment), fallait bien que ça m’arrive un jour. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Putain, à force d’entendre cette phrase, je suis censée être aussi forte que Shrek ou Obélix, mais nan même pas, je chiale comme une débile à chaque fois.

Deux jours après avoir eu la voiture, je ne l’ai déjà plus. C’est donc le destin. Mais le destin fait chier parfois. Pourquoi, mais pourquoi ?!

C’est dans ces moments-là que je comprends pourquoi personne de normalement constitué entreprendrait un voyage de ce genre tout seul.

Voilà, donc j’étais prête à partir, et maintenant je n’ai plus de voiture et suis coincée à Sydney jusqu’à ce que je trouve une solution.

Quant à ma voiture, may it rest in peace. In pieces, comme dirait Matt, chez qui j’habite. Dire que je voulais la baptiser comme les bateaux, c’est ses funérailles que je vais organiser. Quoique, sans voiture, ça va être dur, elle est déjà à la casse.

La même histoire, en bref :
Je suis allée au registration office pour faire enregistrer ma voiture. On m’a dit qu’il ne me restait plus que 12 jours pour la faire enregistrer...à Adelaide. A 1597 km d’ici. Je me suis dit, bon okay, faut que je parte dans les prochains jours. Je comprends rien aux formalités à faire avant de partir. Mes coloc australiens bossent jusqu’à ce soir. En attendant, je vais finir de m’équiper en matos de camping. Le magasin de l’autre fois, trop cher. 40 euros une casserole, faut pas déconner. Je me suis souvenue que le premier truc que j’ai vu en attérissant à Sydney, c’était IKEA. Je suis pas loin de l’aéroport, donc je dois pas être loin d’IKEA. Je suis allée sur google maps. 11 minutes et deux routes toutes simples. Bon, ça devrait être faisable. C’était pas faisable. J’ai pris à droite, comme sur google maps, puis à gauche. Mais c’était pas la bonne gauche. Bref, je me suis perdue. Je me suis retrouvée dans les bouchons. J’ai cherché en même temps où je devais aller. J’ai vu trop tard le gars devant moi freiner. Je lui suis rentrée dedans. Je me suis mise sur le côté. Je suis sortie. Mon capot était défoncé. Je me suis mise à pleurer. Encore. Et encore. Une femme m’a apporté un verre d’eau. J’ai pas compris en quoi ça allait m’aider, mais comme je suis polie, j’ai dit merci et je l’ai bu. Un gars a essayé de me consoler en me disant que ma voiture était foutue, irréparable, et qu’il fallait que je l’accepte. Il a donc répété 10 fois « c’est fini, c’est fini, il faut l’accepter ». Après l’avoir entendu 11 fois, j’ai crié : « stop !!!!!!!!!!!!!! Please ! ». Les flics sont arrivés. Je pleurais encore. Ils m’ont demandé de quelle région allemande j’étais. J’ai répondu en chialant : « I’m from FraaaaAaaaAAAnnnNNceeeee !!!! ». Ils m’ont fait compté jusqu’à 10 pour voir si j’avais bu de l’alcool. Je me suis dit : « ils sont bizarre, ces australiens ». Ils m’ont posé plein de questions, et ils sont partis. La femme au verre d’eau m’a fait rentrer dans le bureau en face. Elle m’a raconté sa vie depuis 1972 jusqu’à aujourd’hui et m’a dit que j’avais eu de la chance que ce ne soit pas plus grave. Sa collègue m’a ramenée chez moi, avec toutes mes affaires. Bref, j’ai du matos de camping, mais j’ai plus de voiture, et je suis dégoûtée à vie d’IKEA. Ma radinerie a été punie.

Commenter cet article