Kalbarri National Park
Une fois toutes mes affaires entassees dans la voiture, nous voilà partis pour la cote, pour moi, c est un retour a la civilisation : je n ai pas quitte Mullewa une seule fois en deux mois ! Enfin, sept semaines. On arrive a Geraldton, on commence par faire les courses. On n a pas de rechaud ni casseroles, donc je gravis un echelon dans la survie, les pates et le riz, c est fini, maintenant, ce sera sandwich a tous les repas...youhou ! On profite tout de meme des barbecues publiques de la ville pour s´en faire un avant de partir dans le bush. Puis direction un camp gratuit, a une heure trente de route, sur la nationale. Bon, en gros, c est une aire de repos, sur le bord de la route. Mais assez sympa, tout de meme : une petite riviere, des arbres... On s installe dans le noir, on mange dans le noir, puis petite seance de guitare sous les etoiles. En parlant d etoiles, Thomas nous interpelle : « guys, look at the milk street ! ». The milk street ?! La rue du lait ? Qu est ce qu il raconte, lui ?! On se leve, on regarde dans la direction indiquee...ahhhhh la voie lactee !!! Euh, t es sur qu on dit comme ca ?! Apres verification sur google, c est la milky way !
Le lendemain (dimanche), je me reveille apres une dure nuit de sommeil. Retour au camping apres 7 semaines dans mon lit double, dur dur. Direction Kalbarri National Park, ou nous nous mettons d accord pour faire une « petite » rando de 8 km. Dit comme ca, 8km, c est pas enorme. Mais on est partis a 11h voir meme midi, et il faisait une chaleur d environ 40 degres. Bref, j ai souffert. Je crois que je n ai meme pas pete un mot de la rando, je marchais, point. Katie, l allemande, a fait demi tour au bout d un kilometre. Moi j ai continue avec les mecs. La rando consistait en une boucle au sommet des gorges, puis a une descente dans les gorges, et bien sur a la fin, la remontee. Des qu on s est trouves au niveau de l eau, je n ai pas pu resiste, j ai saute a l eau, avec mes converses, mes fringues...et 500 euros dans une pochette sous mon short, que j avais completement oubliee. En effet, mon patron a eu la grande idee de me payer en cash. Je me suis donc promenee 6 jours avec 3000 dollars repartis sur moi, dans mon sac a main, dans mon sac a dos, etc, en attendant qu on arrive dans une ville avec une banque. Bref. Je patauge dans 10 cm d eau verdatre (et puante) avant de faire de grands signes aux mecs qui m ont perdue de vue et qui me cherchent. Ououhhh je suis la...dans l eau !!!! Et la, je realise ma connerie. Oh merde merde merde, dis je en me relevant, courant sur la plage et enlevant ma pochette de fric. J explique. Ahhhhhhh t inquiete, les billets australiens sont waterproof ! Ah bon ?! Tant mieux parce que foutre en l air plus d une semaine de boulot pour deux minutes de baignade, ca fait un peu mal, quand meme. Bon, je retourne dans l eau alors ! Il fait 40 degres, y a de l eau, mais les mecs ne trempent pas un pied. L odeur de l eau, et sa couleur, ne les inspirent pas. Effectivement, quand je sors de l eau, je schingue. Du coup, ils me font marcher derriere eux. La rando finie, je me retale sur un banc a l ombre. Katie nous ramene les restes du barbec d hier, les saucisses ont chauffe au soleil dans la voiture ! Elles sont aussi chaudes que si on venait de les cuire au barbec, incroyable !
Deuxieme soiree guitare sous les etoiles, quelques chansons en anglais pour que tout le monde puisse chanter, mais thomas et moi nous faisons aussi plaisir en chantant quelques chansons en francais, on se tape un delire a deux voix sur « mon cœur, mon amour » (parfait pour la conversation telephonique a la fin de la chanson) et passons en revue quelques classiques : santiano, etc... Tout ceci etait bien agreable, si on exclue les dizaines de cloportes qui nous grimpaient dessus partout. Grace a eux, j ai acquiert la reputation de hurler tout le temps, ce qui fait mourir de rire Patrik, l allemand. Il faut dire qu a un moment, en voyant cinq cloportes remonter ma jambe tranquillement, j ai pete un cable, me suis relevee, et me suis secouee dans tous les sens en hurlant, ca devait etre un peu ridicule. A la reflexion, je ne suis pas sure que les hurlements soient d une quelconque utilite pour faire partir les cloportes, mais soit. Au telephone avec Awesome (le nouveau zelandais rencontre au bar de Mullewa), j essaie de decrire un peu la bestiole, car je n en connais bien sur pas le nom anglais. Un insecte plein de pattes, je dis. Il me sort une araignee. Non quand meme, je sais que je suis loin d etre bilingue, mais spider, je connais ! Une cigogne pendant qu´on y est (cf un Indien dans la ville).
Le lundi, journee tranquille, on va voir quelques points de vue du parc national, puis on file a la library recharger nos batteries et ecrire nos journaux de voyage, encore une fois, on en ecrit tous un !!! Bon, certes moi, quantitativement, j ecris quand meme un peu plus que les autres, j en suis a mon cinquieme carnet de voyage en cinq mois. Parfois je me dis que je vais finir par causer la deforestation de la planete avec tous mes carnets de voyage. Puis ce fut l heure de la douche, aux toilettes publiques pres de la plage. Bon, on n etait pas les seuls a avoir eu l idee, donc il a fallu faire la queue. Que des francais, il suffisait de fermer les yeux pour se croire dans le 91. Quel depaysement. On arrive au campement avant la nuit. Oh nonnnn, pas drole ! Et si on attendait un peu qu il fasse noir pour monter la tente, tiens ?!