Route Adelaide-Perth
Ca y’est, ma voiture passe le cap des 200 000 km !!!
Trois jours de route dans le désert. Je laisse le volant toutes les deux heures à Quim, l’esganol. Le german...euh non...trop jeune, et j’aime trop ma voiture. Pour Quim...je ferme un oeil sur deux, mais pas le choix, je ne peux pas rouler 2400 kilomètres en 3 jours toute seule. Il crève de chaud. Le paysage est... toujours le même. Lonely Planet écrit : prévoyez de nombreux CD. Laisse-moi rire.
Le deuxième jour, on passe la frontière du Western Australia. Une meuf contrôle notre voiture. Par contrôle, je veux dire qu’elle nous demande si on a des fruits et des légumes à déclarer. « Non », répond l’allemand. Il aurait suffit qu’elle ouvre le coffre de 10 centimètres pour tomber sur des carottes, des kiwis, des bites de martiens (= des concombres selon Adelaide, désolée Ade pour le tréma, mon ordi ne veut pas) et autres légumes dont je ne connais pas le nom (mais si je blague, Agathe et Xavier, depuis votre QCM sur les légumes, je suis incollable, et je ne confonds même plus les pêches et les abricots. Dit la fille qui a raconté à ses élèves cet été que les pamplemousses étaient des pastèques. Ou l’inverse, je ne sais plus). Tiens sinon, j’hallucine que l’allemand ait pu mentir avec un tel..., je ne trouve pas le mot, lui qui refuse net de traverser sur le passage piéton si le feu est rouge, car c’est illégal. Haha. Moi, j’ai laissé l’allemand répondre à la meuf, je me souvenais trop bien de la dernière fois que j’avais menti à un contrôle. Concert, de je ne sais plus qui. A l’entrée, le vigile :
-vous avez un appareil photo ?
-Non.
Le vigile plonge sa main dans mon sac et en ressort... mon appareil photo.
- Et ça, c’est quoi ?
-Ben... un appareil photo.
-Je me disais aussi que vous me preniez pour un con.
-Mais non pas du tout monsieur...
- La consigne, c’est par là.
Je m’étais sentie légèrement conne, et j’avais pas trop envie de recommencer, surtout pour une histoire de légumes, que je ne mange même pas !
On change d’heures...je ne sais combien de fois. Tellement qu’on finit par s’embrouiller. Le deuxième jour, on s’endort à 20h, pensant qu’il est bien plus tard, et on se remet en route le matin à 5h, pensant qu’il est genre 8h... !