Melbourne Cup
Le premier mardi de novembre, chaque année, les gens se mettent sur leur 31 pour... une course de chevaux ! Nous voyons donc dans la rue des gens déambuler comme s’ils allaient au mariage de la Reine d’Angleterre : petite robe, talons aiguilles, chapeau énorme ou fleur dans les cheveux, et costard pour les mecs of course. Qu’ils aillent voir la course au (stade ? Je trouve plus le mot !) ou rediffusé dans un bar ou dans la rue. Cette course est donc connue comme étant « the race that stops a country ». Effectivement, c’est un jour ferié. Donc les gens ne travaillent pas (nous non plus donc) et ne vont pas à l’école pour pouvoir regarder la course. Encore une fois, on visite Melbourne et il pleut ! Du coup, on se fait un énième musée ! On voulait attendre un jour avec ciel bleu pour prendre des photos de la ville, résultat, j’ai pas de photo de la ville ! Bref, par contre les musées, c’est bon, on les a tous fait je crois, ou les principaux en tout cas !
Direction donc le Melbourne Museum, où une salle est consacrée justement à un cheval de course très célèbre dans les années machin truc. Y’a longtemps. Mais pas tant que ça parce que le cheval a pris l’avion. Enfin c’était peut-être le bateau. Bref, je ne sais plus. Donc, ce cheval a été considéré comme le héros de la nation, a gagné plein de coupes, et est mort à 6 ans !!!!!! Et...ils l’ont empaillé. Mais vraiment. Ils l’ont empaillé et foutu dans le musée. Ils sont jetés ces Australiens. Je vais proposer au club de St Jeans Cappel tiens d’empailler leurs chevaux qui crèvent pour faire un musée. Donc autour du cheval, ils avaient bien entendu exposé toutes ses affaires, sa selle, etc, mais aussi des lettres d’adieux de fans éplorés. Ensuite, nous sommes donc allés à Federation Square, le centre de Melbourne, où la course était diffusé sur écran géant. Bien entendu, la course en elle-même dure à peine trois minutes mais bon, ils en ont fait tout une émission, la meuf sur le terrain en robe et talons qui va interviewer les chevaux et leurs jokers (peut-être pas les chevaux en fait), la présentation de chaque cheval, etc. Alors oui, il faut savoir, que les chevaux de course ont des noms tarabiscotés. C’est pas comme les chevaux de clubs en France. Non, ici, il faut des noms prétentieux, à rallonge. Genre : My quest for Peace. Mais bien sûr. Je m’imagine bien aller en pâture chercher le cheval et crier « My Quest For Peace, viens ! » pour que le cheval rapplique. Peut-être que les chevaux de course ne vont pas en pâture, en fait. Bref. Le cheval qui a gagné s’appelait donc Green Moon. A la fin de la course, ça a pas loupé, orage et grosse pluie dans la gueule. C’était pour pas dépayser le Prince Charles qui avait fait le déplacement rien que pour la course depuis Buckingham Palace.