Nouvel an
On part de King’s Park au moment où tout le monde commence à arriver pour le feu d’artifice. Nous, on veut passer le nouvel an sur la plage. C’est quand même pas un truc qu’on fait tous les jours...
Bref, on arrive à la plage, on attend notre tour pour utiliser le barbec’ (c’est qu’il y a du monde...) et on mange notre steak par terre, comme des malheureux ! En cuisant la viande, je parle avec une Australienne qui me dit que j’ai de la chance d’habiter en France. Toi, t’as jamais vu le Nord-Pas-De-Calais, ma fille.
Ma mère et moi descendons sur la plage, mon père préfère nous attendre sur un banc. Il n’aime pas le sable. Eh beh, en Australie, il est mal barré. On s’allonge sur la plage, il fait toujours une chaleur à crever. Tout à coup (attention, suspens...), je vois une vague arriver droit sur nous. Alors qu’on était derrière une remontée de sable. Le truc de fou. Je hurle « mamannnnn », ramasse nos deux sacs et me barre en courant. Ma mère hurle d’un de ces sons aigus, à vous crever un tympan ou deux, et se relève tout juste. Les tongs ont été mouillées, mais c’est tout. Les mecs qui étaient un peu plus loin sont morts de rire. Bah tu m’étonnes. On retourne sur le banc avec papa...moins dangeureux...pour y lire ! Très tranquille ce nouvel an ! Barbecue, lecture sur la plage... ! Relax, à l’image de l’Australie ! Mais je n’ai pas fini de trimballer mes parents d’un bout à l’autre de la ville... je veux rejoindre toute la bande de couchsurfeurs avec qui j’habitais à King’s Park, pour le feu d’artifice. On passe donc prendre Nathalie à son taff, et direction le parc ! Le parc est bondé, je me dis qu’on ne va jamais les retrouver. Cherchez une bande de jeunes sans chaises ni plaid ni rien (on est toujours les moins bien installés, faut dire que les Australiens sont quand même les rois du pic-nique).
Et là paf, minuit. Le feu d’artifice commence. Sans que je m’en rende compte, on est en 2013. J’ai pas pensé à de bonnes résolutions. De toutes façons, je suis parfaite, je n’ai rien à changer. Et quel objectif me fixer pour cette année alors que je suis déjà en train de réaliser mon rêve ? Aller au bout de mon rêve, c’est tout. Enfin, y’a encore du chemin, je n’ai parcouru que 2/3 de l’Australie !
Quand je pense que l’année dernière, à la même époque, j’étais au feu d’artifice d’Hazebrouck ! Et élaboré ici, le feu d’artifice ! Des petits coeurs et tout et tout. Bon, certains ont vus des sapins, mais ils ont un peu trop fumé, je crois.
On tombe de fatigue, donc je dis au revoir à tout le monde, et on retourne dans notre camping. A 3h du mat, je pète un câble. Y’a des cons qui écoutent de la musique à 2m de ma tente. Y’a une cuisine et un salon commun mais non, eux ils mettent leur stéréo JUSTE à côté de ma tente. C’est le réveillon, je sais, mais il est 3h du mat, et demain je dois conduire 800 km toute seule, donc y’a un moment où oui, je suis une rabat-joie ! Bref, je dois me rhabiller (car oui, quand il fait 45 degrés, je dors à poil) exprès pour sortir de ma tente râler. Ils ont baissé le son. 5 minutes. Vive les campings quoi. Je regrette mes campements sauvages gratuits en plein milieu de nulle-part. Hier soir, c’est les ronflements qui m’ont empêchée de dormir. Car oui, dans un camping, les emplacements sont si petits et les uns sur les autres, qu’on entend les ronflements de tous les gens qui dorment dans les tentes voisines. L’horreur.